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Les bambous venus de Chine

Publié le 18/08/2017

L’ouverture des portes du container n’est jamais un moment « normal ». A chaque fois, c’est une émotion intense. Comment ont-ils voyagés ? Sont-ils encore vivant ? Est-ce qu’ils ont encore des feuilles ? Et les portes s’ouvrent ! Ils sont là, plutôt en forme après six semaines dans le noir complet dans un container réfrigéré.

Mais avant d’avoir le droit de vivre ce moment privilégié, il y a eu une très longue période de préparation. Cela commence toujours par de longues séquences de traductions d’encyclopédies chinoises à l’aide d’un iphone. Ensuite, on recroise les informations obtenues avec des contacts sur place afin de savoir si des travaux ont été entrepris dans les zones ciblées pour savoir tout simplement si la montagne est toujours là, parce qu’en Chine, on ne plaisante pas avec les travaux et s’il faut déplacer des montagnes, ce n’est pas un problème.

Une fois, les zones ciblées, il faut organiser la recherche sur place. Pour cela, nous pouvons compter sur nos partenaires Chinois qui sont toujours prêts à nous vendre tout ce qu’ils pourront nous vendre nous aider. Nous avons tissé un réseau précieux dans plusieurs provinces chinoises.

Les prospections dans les montagnes chinoises sont toujours surprenantes et bien souvent, il nous est arrivé de trouver des bambous en plus de ceux que l’on recherchait (et aussi de ne pas trouver ceux pour lesquels nous étions venus ! Ce n’est que partie remise pour le Phyllostachys parvifolia ‘lignosa ‘ par exemple). En général, nous nous rendons sur place en hiver, d’abord pour vérifier qu’il fait bien froid et là nous avons eu souvent l’occasion de bien le vérifier ! Ensuite pour éviter des inconvénients d’ordres alimentaires car nous allons dans des endroits très reculés et malgré tout le bien que l’on pense de la cuisine chinoise, la conservation des aliments en plein air dans des arrières cours de « restaurants » nous parait plus sécurisée lorsqu’il gèle.

Chaque pied choisi in situ est marqué pour être ensuite prélevé début juin. Le diamètre de la motte de prélèvement et la hauteur du chaume coupé étant le fruit d’une longue discussion avec nos partenaires chinois qui établissent ainsi un cahier des charges pour chaque espèce , définissant ainsi le volume de rhizome, la hauteur de chaume , mais aussi la longueur et le nombre de branches. Rien ne doit être improvisé en Chine !

En juin, tous les bambous prélevés sont acheminés dans une pépinière de bonsaïs et d’érables japonais qui nous louent un espace de mise en quarantaine. Là, les plants sont tous lavés, les rhizomes, mis à nu. La terre de Chine ne doit pas quitter la Chine ! Ils sont ensuite rempotés dans un terreau stérilisé. Ceux qui ne survivent pas à cette opération sont nombreux et sont rapidement repérés ! Malheureusement, ils seront bien présents sur la facture finale !

Après six mois de quarantaine, ils sont chargés dans un container réfrigéré et ils peuvent enfin arriver en Auvergne. Après ce long périple, ils sont reçus comme des rois et rempotés dans les meilleures conditions. Quel bonheur de se promener dans son jardin et de se rappeler que ce bambou vient d’une montagne située à 11000km de là et que vous l’aviez vu sur place.